Garmin Triathlon de Paris 2016, un excellent cru

Posted by on May 31, 2016
 

 Je Cours Paris n’ayant pas pu participer au Garmin Triathlon de Paris, c’est encore moi, Yann qui vais rédiger le compte rendu de course.
Après un début de saison compliqué (natation annulée à l’Ironman 70.3 Pays d’Aix et décision de ne pas participer au triathlon d’Enghien suite aux conditions météo) il me tenait à coeur de refaire le plein de confiance au Triathlon de Paris. Alors que la météo s’annonçait capricieuse, la pluie sera finalement épargnée aux participants.
Comme en 2015 le départ natation est donné au Parc Interdépartemental de Choisy-le-Roi. Je pars en deuxième vague avec les bonnets rouges.
Contrairement à l’année dernière, le départ n’est pas donné en ligne dans l’eau mais les participants partent en rolling start avec le chrono qui se déclenche juste avant l’entrée dans l’eau et je dois me frayer un chemin dans les inévitables embouteillages. Très vite je me décale vers la droite ce qui me permettra d’éviter pas mal de bousculades. Après un petit moment d’hyperventilation dû au stress du départ je pose ma natation et file en ligne droite vers la sortie. Malgré mon niveau moyen en natation je double pas mal de concurrents de la vague précédente, ce qui m’étonne car le départ devait se faire selon le temps estimé en natation.
La natation est bien plus agréable que l’année dernière car les innombrables algues ont disparu pour le plus grand bonheur des participants. Au bout de 29 minutes je rejoins la première zone de transition.
Je me débarrasse rapidement de ma combinaison de natation que je range dans le sac bleu fourni par l’organisation et je file vélo à la main vers la sortie du parc en ayant pris soin de déposer mon sac bleu aux organisateurs.
J évite de justesse un concurrent qui chute en enfourchant son vélo et c’est parti pour 40km le long des quais de Seine. Le sol est légèrement mouillé et glissant et il faut être prudent dans les virages. Le début du parcours est assez étroit et il faut bien choisir le moment où on dépasse les concurrents.
Les conditions météo font que j’effectue la partie vélo avec plus de prudence que l’année dernière, ce qui me coûtera 5 minutes au final. Je croise peu de concurrents jusqu’au Bois de Boulogne. Les sensations à vélo sont bonnes même si je sens que la séance d’Hometrainer de la veille a laissé des traces. Au demi tour au bois de Boulogne je me fais rattraper par un peloton de cyclistes. Même si je ne suis pas adepte du drafting (pour des raisons d’éthique sportive et parce que je juge ça dangereux) je sais que là je n’aurai pas le choix. C’est donc a moitié abrité en me décalant un peu sur la gauche pour pouvoir éviter une possible chute collective que je file vers la tour Eiffel à vive allure.
Très vite nous traversons le pont d’Iena. Hélas un concurrent a lourdement chuté juste après le pont et les secours sont en train de s’occuper de lui. J’espère que ça ne s’avérera pas trop grave pour lui. C’est soulagé d’avoir achevé la partie cycliste que je dépose mon vélo dans la deuxième zone de transition.
Un grand bravo aux organisateurs qui ont bien amélioré cette zone de transition. En effet chaque concurrent a son emplacement réservé ou le sac de course à pied a été soigneusement attaché à la barre transversale. Soit le volontaire qui a attaché mon sac est un ancien marin soit je manque de lucidité pour détacher mon sac, le fait est que je perds de longues secondes émaillées d’injures pour accéder à mes chaussures.
C est un peu remonté que je finis par les enfiler et que je m’élance sur le nouveau parcours de course à pied.
Les organisateurs se sont inspirés du parcours original du triathlon de Paris et il faut dire que c’est un succès. La montée longeant le Trocadéro est casse pattes mais elle est largement compensée par la longue portion descendante qui permet de bien relancer.
Seul petit bémol la zone de ravitaillement juste avant la montée, peut être pas le meilleur moment pour se réhydrater.
La course a pied s’effectue en deux boucles de 5km et à la fin de la première je suis reboosté par les encouragements de Je Cours Paris et Jahom Runner qui sont venus me soutenir.
Les organisateurs ont revu leur copie de l’année dernière pour offrir un parcours non tronqué faisant effectivement 10km.
Je me sens bien en jambe et j’essaie d’accélérer au deuxième tour. J’arrive à faire monter mon allure à du 14km/h.  Mes deux amis m’attendent à la fin du deuxième tour et c’est ensemble que nous filons vers le stade Emile Anthoine où se trouve la ligne d’arrivée. Après un dernier sprint avec deux concurrents qui arrivent en même temps que moi, je termine l’épreuve en 1h27min22sec à la 143ème place, ravi de mon résultat.

Photo @GuiFav

Un grand bravo à la Triathlon Store Team qui brille sur ses terres avec la large victoire de Jonathan Tryoen et les superbes performances de Ben Biger, Quentin Kurc Boucau et Alexandre Billard.
Cette deuxième édition du Garmin Triathlon Paris est donc un énorme succès. Seul regret : le prix d’inscription qui n’est pas accessible à toutes les bourses, en témoigne le nombre de finishers en très nette baisse par rapport à 2016. (2325 finishers en 2015, 1315 en 2016)
Il reste à croiser les doigts pour que l’année prochaine peu avant l’attribution des Jeux Olympiques de 2024 en septembre 2017 au Pérou, la ville de Paris autorise à nouveau la natation dans la Seine afin de crédibiliser son projet de triathlon olympique dans la Seine et afin de redonner tout son éclat à ce triathlon.

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One comment on “Garmin Triathlon de Paris 2016, un excellent cru”

  1. Philippe says:

    Ah ben du coup tu me donnes presque envie de revenir 😉
    Tu devrais raconter tes exploits plus souvent !

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