Mon retour sur le Kalenji Blog Camp, la Prom’Classic de Nice et le test des chaussures Kiprun SD 2016

Posted by on January 13, 2016
 

Ce weekend j’ai pu participer au Kalenji Blog Camp 2016 à Nice, un événement organisé chaque année par la marque Kalenji et qui rassemble, l’espace d’un week-end, des bloggeurs/bloggeuses de toute l’Europe avec pour objectif de leur faire découvrir les nouveaux produits de la gamme Kiprun et de les tester sur la Prom’Classic, une course de 10km.

KALENJI BLOG CAMP

Samedi
Nous avons été pris en charge à l’aéroport de Nice vers 14h30 et emmenés jusqu’à l’hôtel qui se trouvait juste derrière la promenade des anglais. Au programme de l’après-midi une visite au stand Kalenji et la participation à la présentation de la nouvelle gamme Kiprun 2016 au sein du restaurant le Hussard suivie d’échanges, de la remise des dossards et du repas en compagnie de Stéphane Diagana.

La visite au stand Kalenji fut l’occasion de rencontrer et de faire la connaissance des autres bloggeurs/bloggeuses européens et des membre de l’équipe Kalenji. Ce fut aussi l’occasion d’ “instagrammer” un instant avec les amis de la  Runnosphère.

Jean-Pierre, moi, Philippe, Clémence, Greg, Guillaume

Une fois au restaurant le Hussard nous avons assisté à la projection d’une petite vidéo de présentation de la Kiprun 2016 qui a été le préambule d’une bonne heure de discussions avec les différents membre de la Team Kalenji en charge de nous dévoiler le modèle SD en détails, pièce par pièce.

Les composant de la Kiprun SD 2016

Ce que je retiens de cette discussion est que la Kiprun SD 2016 est une chaussure:

  1. “Universelle” (concept K-Only), qui peut être utilisée par des coureurs/coureuses ayant des foulées différentes (supinatrice, pronatrice ou universelle) grâce à la pièce en Pebax® (en rouge dans la photo) au niveau du médio-pied et d’une zone de bi-densité sous le premier métatarse.
  2. avec un drop de 10mm, qui permet de réduire toute éventuelle blessure pour les coureurs/coureuses, débutants ou expérimentés
  3. légère et dynamique.
  4. pour des distances plutôt courtes (SD = short distance)

Dimanche
Nous avons tous été invités à 9h30 au village de la course pour la photo de groupe de la Kalenji Boot Camp team et pour les dernières consignes avant de rejoindre nos SAS respectifs.

LA COURSE

J’ai préparé la course avec un plan de 6 semaines (trois sorties/semaine) que j’ai eu le plaisir de partager en grande partie avec Philippe. Malgré des objectifs de performance différents, nous avons pu partager soit les séance au stade, soit les sorties sur le canal de l’Ourcq (en général des répétitions entre 5′-10′ à allure cible). Je pense que ce qui restera gravé dans nos mémoires de ces 6 semaines ne sera pas la difficulté de cette séances mais plutôt la bonne météo qui nous a accompagné pendant.

Ce dimanche matin sur la ligne de départ il y avait aussi Greg pour compléter ce fameux trio surnommé “black-list” (Greg, Philippe et moi).

Mon objectif était de me tenir sur une allure moyenne entre 3’35/km et 3’40/km.

Sur ma montre j’avais configuré un écran avec seulement deux paramètres, la vitesse instantanée et la vitesse moyenne (je n’avais pas programmé les laps automatiques).

Malgré le bouchon des 300 premiers mètres, je me suis calé rapidement à mon allure cible. Je dois avouer que j’ai du bousculer certains coureurs qui s’étaient installés en mode footing et papotage entre amis, une situation un peu absurde pour un dossard en sas 35′-40′.

Je n’ai pas trop de souvenirs de ces premières cinq kilomètres, peut-être car j’étais bien concentré dans mon effort.

En fait, le seul souvenir remarquable est celui de Julien B. qui m’a déposé au deuxième kilomètre et que je n’ai plus revu (il terminera sa course une minute avant moi).

Un fois arrivé au virage du cinquième kilomètre, situé près de l’aéroport, ma montre affichait une allure moyenne de 3’35/km (à posteriori j’ai pu vérifier que j’ai parcouru les cinq premiers kilomètres en 18’04).

Ce fut aussi à ce moment, celui du virage, que les choses se sont un peu compliqués. Ce virage à 180 degrés et un vent de face m’ont cassé l’allure et m’ont imposé un petit ralentissement. Ce virage fut aussi l’occasion de voir les positions respectives de Philippe et Greg, eux aussi pas très loin du virage.

Au 6ème kilomètre, à ma grande surprise j’ai vu apparaitre Guillaume (LondsRunner). Nous avons fait deux kilomètres ensemble et j’envisageais déjà un final au sprint car au vu de nos allures respectives il y avait fort chance que l’on puisse terminer ensemble. Mais encore une fois, surpris, il a laissé tomber l’affaire au 8eme kilomètre et a ralenti son allure. J’étais physiquement à 100% d’effort et je n’ai pas eu la force de l’encourager.

Les deux derniers kilomètre ont été physiquement difficiles, j’avais encore les jambes et le mental, mais j’avais envie de vomir et je ne savais pas quoi car j’avais décidé de courir à jeun.

J’ai pu passer la ligne d’arrivée avec un sprint sur le dernier kilomètre et conclure ma course en 36:38, mon nouveau RP sur la distance. Philippe et Greg n’ont pas tardé à se présenter sur la ligne d’arrivée.

Mes “splits”, kilomètre par kilomètre selon Strava, m’ont confirmé un ralentissement sur la deuxième partie; je l’ai fait en 18:34 (j’ai perdu 30″ par rapport aux cinq premiers  kilomètres)

RETOUR D’EXPERIENCE SUR LA KIPRUN SD

J’ai reçu la Kalenji Kiprun SD quelques semaines avant l’événement, ce qui m’a permis de la tester sur des séances très différentes.

J’avais demandé en test une chaussure avec une pointure 44 (c’est ma pointure standard) mais j’ai du renvoyer la chaussure à Kalenji et me la faire substituer par une pointure en 43.5

J’ai utilisé la Kiprun SD sur une sortie longue de 20km, sur des sorties structurées avec des répétitions à allure cible (type 2×10′ à 3’40/km) et sur des sorties plus cool. Au total je l’ai testée sur une cinquantaine de kilomètres.

Pour moi qui suis habitué à des chaussures avec un drop de 4mm et avec une foulée médio pied, la transition vers cette chaussure avec 10mm de drop a été un peu déstabilisante.

Pendant tous les kilomètres de test j’ai pu remarquer que la chaussure n’était pas désagréable mais je n’arrivais pas à retrouve ma foulée (ce qui est normal vu le changement de drop) et surtout il y avait un phénomène de claquement au sol. Ce dernier point me laissait un peu dubitatif sur un usage en compétition, surtout parce que je visais un sub-37′.

Le jour J à ma grande surprise la chaussure a tenu toutes ses promesses de légèreté et de dynamisme; je n’ai eu aucune gêne aux pieds et l’effet de dynamisme était bien au rendez-vous. De plus, j’ai réalisé mon meilleur chrono sur 10 kilomètres depuis que j’ai débuté la course à pied en 2009.

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